DIRE « JE T’AIME »

14 février 2017

Tu sais, dire Je t’aime. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas un drame. Ce n’est pas compliqué.

« On s’est disputé parce que je lui reproche de ne pas me dire Je t’aime. » – « Je l’aime mais je ne veux pas lui dire tant que lui ne me l’a pas dit. » – « Elle m’a dit Je t’aime, c’est beaucoup trop tôt, j’ai paniqué. » – « On ne dit pas Je t’aime avant au moins un an. » Je suis toujours sidérée par ce genre de réflexions.

Dire Je t’aime. Ce n’est pas une règle. Il ne devrait pas y avoir d’autorisation pour le dire. Il ne devrait pas y avoir de durée acceptable pour avoir le droit de le dire. Il ne devrait pas y avoir la règle du plus accro, du plus faible qui le dit en premier. L’amour est un sentiment pur. Il ne devrait pas être entaché par ces calculs.

Dire Je t’aime. Ce n’est pas une obligation non plus. L’amour est libre. Le dire l’est aussi.

Dire Je t’aime. Ça ne devrait pas faire peur. Ni à celui qui le dit, ni à celui qui le reçoit.

Dire Je t’aime. Ce n’est pas réservé seulement aux couples ou aux relations amoureuses classiques. Dire Je t’aime, c’est pour tous les gens qu’on aime.

Dire Je t’aime. Ça n’engage à rien. Dire Je t’aime, ce n’est rien de plus que l’expression d’un sentiment. Pourquoi en faisons-nous tout un plat?

Si demain je te dis que Je t’aime, ça ne voudra rien dire de plus que Je t’aime.

« [Dire] Je t’aime ça ne veut pas dire : vivons ensemble soixante-dix-huit ans, ayons des enfants, un chien, portons une alliance, dormons dans le même lit pour l’éternité, et tu n’as pas droit de rien faire sans me le demander. Je t’aime veut juste dire : là, t’es la personne qui me fait du bien. » – Solange te parle