QUAND TU ME MANQUES

27 février 2017

Quand tu me manques, ça me fait un creux dans le ventre.

Quand tu me manques, mes mains sont crispées, comme si elles essayaient de saisir un vide.

Quand tu me manques, c’est comme si on m’avait amputé d’un membre. C’est comme si, physiquement, il me manquait une partie de moi-même.

Quand tu me manques, ça ne fonctionne plus à l’intérieur de moi, c’est éteint, et j’ai l’impression d’en crever.

Quand tu me manques, je ne fonctionne plus. Je suis amorphe.

Quand tu me manques, je suffoque… D’ailleurs, chaque fois qu’on se retrouve, on a ce moment où l’on reprend notre souffle comme après une longue période d’apnée, suivie de cette respiration calme, soulagés d’avoir retrouvé de l’oxygène.

Quand tu me manques, je n’ai même pas envie de penser à autre chose que toi, que nous.

Quand tu me manques, je me repasse en boucle nos souvenirs, comme un film dont je ne connais que trop bien le scénario et que je pourrai rejouer à n’importe quel moment, comme si j’espérais pouvoir créer une faille temporelle qui nous ramènerait à cet instant.

Quand tu me manques, la notion de temps est tellement floue et abstraite que j’en viens à me demander si tout ça a bien existé.

Quand tu me manques, j’en viens presque à regretter d’avoir connu cet émerveillement.

Quand tu me manques, je me demande quand je serai sevrée.

Quand tu me manques, je me demande si un jour, je serai sevrée.

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