THE AGE OF ADALINE

26 octobre 2015

Un des avantages des longs voyages en avion, c’est de regarder des films que l’on aurait pas pensé regarder ailleurs.

Ayant déjà vu presque toute la sélection présentée par Air France, je décide de m’arrêter sur The Age Of Adaline, bien que je ne sois pas très fan de l’actrice Blake Lively, que je trouve assez fade.

THE AGE OF ADALINE
De : Lee Toland Krieger
Avec : Blake Lively, Michiel Huisman, Harrison Ford, Ellen Burstyn, Kathy Baker

« Synopsis: Après un accident qui aurait dû lui être fatal, la belle Adaline cesse de vieillir. Aujourd’hui, bien qu’ayant vécu près de huit décennies, elle est toujours âgée de 29 ans. Après avoir mené une existence solitaire afin de ne jamais révéler son secret, une rencontre fortuite avec le philanthrope et charismatique Ellis Jones, va raviver sa passion de la vie et de l’amour. »

La première chose que j’ai aimé dans ce film, ce sont les images. Des lumières bleutées, donnant un air de temps anciens, rendant le film magique, envoûtant et élégant. La bande son, ainsi que le rythme lent du film sont également agréables.

L’histoire en elle-même est assez attendue. Pendant deux heures, nous n’avons pas beaucoup de surprises. Les explications scientifiques du phénomène présenté dans le film tiennent moyennement la route. Mais le propos n’est pas dans le suspens, ni dans la surprise, ni dans une explication véridique quelconque. Le thème est bien amené, le jeu est efficace, et notre intérêt est maintenu. Et finalement, le rôle que tient Blake Lively, mêlant force et fragilité, lui va parfaitement!

L’interprétation personnelle que j’ai faite de ce film, est qu’il pourrait s’agir d’une métaphore de ce qu’on appelle les « vieilles âmes », ces personnes qui semblent intemporelles. Parfois, de jeunes personnes semblent avoir traversé les années, connaître énormément de choses sans y avoir été confrontées, être blessées plus facilement comme si certains évènements leur rappelait d’anciens traumatismes, posséder une certaine sagesse au fond de leur regard… Parfois, nous rencontrons des personnes que nous avons connus dans la passé / dans une autre vie : ces rencontres ne sont pas improbables, présentées telles quelles dans le film oui, mais ce sont des impressions que l’on a parfois dans la vie, d’avoir déjà rencontré une personne, d’avoir un passé commun, une histoire commune. Le côté solitaire d’Adaline, pour des raisons de sécurité dans le film, rappelle aussi un des traits de personnalité des vieilles âmes.

L’opposition de l’éphémère et de la vie éternelle me fait penser à l’opposition corps et esprit. Le corps meurt, mais l’âme reste, éternellement. Elle a besoin de se renouveler dans un nouveau corps, puis, plus elle est vieille, plus elle fait preuve de sagesse. Alors finalement, laisser le corps vieillir ne serait pas une malédiction, mais plutôt l’inverse.