LE PETIT PRINCE
ANTOINE DE SAINT-EXUPÉRY

18 avril 2016

Tombée dessus chez mon frère, je décide de me replonger dans ce conte intemporel, qu’on a tous lu quand on était enfants, et qu’il n’est même plus nécessaire de présenter.

Résumé : Le Petit Prince est une œuvre de langue française, la plus connue d’Antoine de Saint-Exupéry. Publié en 1943 à New York simultanément à sa traduction anglaise1, c’est un conte poétique et philosophique sous l’apparence d’un conte pour enfants. Le langage, simple et dépouillé, parce qu’il est destiné à être compris par des enfants, est en réalité pour le narrateur le véhicule privilégié d’une conception symbolique de la vie. Chaque chapitre relate une rencontre du petit prince qui laisse celui-ci perplexe quant au comportement absurde des « grandes personnes ». Chacune de ces rencontres peut être lue comme une allégorie.

« Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c’est fatiguant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications. »

On pourrait lire ce livre vingt fois, et chaque fois y voir un sens qu’on n’avait pas vu la fois précédente. Y comprendre un nouvel angle, une nouvelle métaphore. Il y a quelque chose de comparable au film Matrix dans le Petit Prince, c’est-à-dire que l’auteur marque une différence entre le corps et l’esprit, entre la mort du corps et l’éternité de l’esprit, entre la réalité matérielle et la création de l’esprit. Dans la même lecture, il aborde aussi la douleur de la séparation inévitable, lorsqu’on aime et qu’on est attaché à quelqu’un.

« Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince :

– S’il te plaît… apprivoise-moi ! dit-il.

– Je veux bien, répondit le Petit Prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps. J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.

– On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard. Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !

– Que faut-il faire ? dit le Petit Prince.

– Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t’assoiras d’abord un peu loin de moi, comme ça, dans l’herbe. Je te regarderai du coin de l’oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t’asseoir un peu plus près… »

Si l’on devait ne trouver qu’un seul message au Petit Prince, ça serait sûrement celui de retrouver notre âme d’enfant qui sommeille en nous, de le faire renaître, revivre. De retrouver notre innocence, notre spontanéité, notre sincérité brute, notre intuition innée. Finalement, de s’ouvrir à l’éveil de notre conscience, de s’ouvrir à l’amour de l’autre, de s’ouvrir à notre élévation spirituelle.

« On ne voit bien qu’avec le coeur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »