ON S’AIMERA
DE CLÉMENTINE CÉLARIÉ

04 avril 2016

En allant visiter ma tante, je découvre ce livre sur sa table de salon. Appréciant beaucoup l’artiste, je suis curieuse de découvrir ses écrits.

Résumé : Une famille. Le père, la mère, deux ados et un petit. Riches, ils habitent dans une grande et belle maison à quelques minutes de la ville, en plein coeur des montagnes. Au fil du temps, ils se sont noyés dans le luxe qui les entoure. Leurs principaux interlocuteurs sont des ordinateurs, télévisions individuelles, Iphones, Ipad, tout ce qui peut exister en jeux vidéos, jeux en réseaux, conversations en ligne… Jusqu’au jour où une tempête de neige bloque routes et machines, et les enferme pour une durée indéterminée. Soudain prisonniers dans leur maison, et privés de toute connexion, sauront-ils réveiller leurs âmes… Être humain à nouveau.

Ma tante m’avait prévenu : « je n’ai pas réussi à rentrer dedans, je me suis arrêtée au deuxième chapitre… » Effectivement, j’ai trouvé le récit assez mal écrit, un peu mal amené. Mais je n’allais pas m’avouer vaincue et je me suis forcée à continuer la lecture. Et j’en suis bien contente! J’ai fini par complètement rentrer dedans, un peu après le milieu de l’histoire. Jusqu’à en ressentir le froid, la solitude, la peur, le suspens, la tristesse…

C’est une belle histoire, qui parle d’amour, d’identité, qui nous rappelle à nos vérités profondes. Elle nous fait réfléchir, sur les rapports humains de plus en plus connectés à internet, aux jeux vidéos, aux séries TV… et de moins en moins, si ce n’est plus du tout, connectés entre nous. Je ne m’attendais pas à une telle fin, qui donne envie de tout arrêter et d’aller embrasser tous ses proches. Et d’écouter Léo Ferré.

« – Parce qu’avec le fric on peut tout acheter, même les avalanches. Le fric règne, et c’est lui qui décide de tout, parce qu’il nous prend, qu’il nous pénètre, comme une drogue, et on en veut encore et encore! Tu comprends? On respire par le fric, on sent le fric, on rêve de fric, répond le père. C’est comme ça. Mais contre le ciel… contre la neige, on est comme des cons. Si elle veut, la neige, elle nous avale…
– Le ciel, on l’achète pas… dit Sam.
– Fait croire que non. »

J’espère un jour voir ce conte adapté au théâtre ♥